LocalTech - Actualités 2018 - Tendance Innovations

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4e Trim 2018

Pour en finir avec le machiavélisme start-up - Bonne analyse des dangers guettant les créatifs de start-up… et les conséquences pour l’équilibre de nos sociétés.

  • Difficile d’ignorer les effets directs et indirects du modèle d’hypercroissance à financement privé dont la Silicon Valley s’est fait le porte-étendard. Difficile de fermer les yeux sur les effets sociaux et politiques pervers, l’exclusion de pans entiers de la population d’une microsociété qui emprunte davantage à l’élite autarcique qu’à la démocratie créatrice. Les appels unanimes à plus de régulation et plus de responsabilité ne semblent rencontrer qu’un écho des plus modestes : pourquoi autant des start-ups d’hier continuent à revendre les données à des organisations semi-mafieuses, collaborer à la surveillance globale, faire fi des lois et règlements et, rarement, mais remarquablement, mentir, tricher, frauder  ?
  • Les caractères et qualités qui permettent à l’entrepreneur de passer l’épreuve du feu — survie, financement rapide, création ou invasion d’un marché, hypercroissance soutenue — sont à l’opposé de cette virtù ou, si l’on préfère, à l’éthique de responsabilité qu’un capitaine d’entreprise doit faire sienne. Le refus de prendre en compte les effets structurels et systémiques produits par la start-up et l’irresponsabilité volontaire dont certains fondateurs ne veulent ni ne peuvent se défaire sont à l’origine des pires déboires de ces dernières années

1e Trim 2018

Le Local et la Proximité face aux Plateformes numériques. Cf Quand les plateformes numériques passent de l’intermédiation à l’intégration, que reste-t-il aux acteurs traditionnels ? - Parfaite illustration des Enjeux soutenus par LocalVox :

  • "Parfaite illustration de la transition numérique : des acteurs historiques complètement amorphes, incapables de se remettre en question, qui se font petit à petit grignoter par des startups devenues des piliers de l’économie moderne.
  • Une plateforme se définit comme un modèle économique reposant sur la création de valeur entre producteurs / fournisseurs et consommateurs. Ce sont des infrastructures ouvertes et participatives avec des règles de gouvernance pour fluidifier les échanges. Elles cumulent tous les ingrédients de la transformation digitale : désintermédiation, crowdsourcing, effet réseau, sur-traitance, boucles de valeur…
  • Passage progressive du modèle de l’intermédiation à celui de la transaction…
  • Position dominante dans l’écosystème : en s’accaparant la relation avec les clients finaux, elles contrôlent la demande et relayent les offreurs au simple rôle de fournisseur / sous-traitant".
  • La clé de l’intégration est la maitrise de la demande : à partir du moment où un service gagne la confiance de ses clients, il peut petit à petit remonter la chaîne en intégrant chacun des maillons pour capter un maximum de valeur.
  • L’important n’est pas d’optimiser les coûts en numérisant des processus analogiques, mais de bien comprendre les tensions du marché, d’identifier les étapes du parcours d’achat où les frictions sont les plus fortes, et de concevoir une offre répondant aux besoins réels des consommateurs tout en soulageant ces frictions à travers une expérience client sans couture.

Le numérique, une révolution à trois dimensions

A propos du livre : Des Machines, des plateformes et des foules - Erik Brynjolfsson et Andrew McAfee.

  • "Essor vertigineux de certaines plates-formes numériques comme Uber, Alibaba ou Airbnb ; de l’autre, la montée en puissance de la cocréation et du financement participatif (crowdfunding), adoptés y compris par de vénérables entreprises comme l’industriel GE.
  • L’automatisation, les plates-formes, l’intelligence collective constituent, ensemble, trois dimensions indissociables de l’ère du tout numérique.
  • Trois « grands rééquilibrages »
    • entre l’esprit (humain) et la machine capable de le concurrencer,
    • entre les produits (biens et services) et la plate-forme, qui devient le meilleur moyen d’y accéder
    • le « coeur » (l’expertise, les compétences accumulées par les entreprises) et la « foule », qui parvient à faire mieux que de grandes organisations centralisées quand il s’agit d’innover ou même de créer une monnaie numérique.
  • L’industrie et la technologie auront-elles encore besoin des humains ? Les produits ont-ils encore une chance face aux plates-formes ? Les entreprises appartiennent-elles au passé ? Dans tous les cas, la réponse que nous donnent les deux experts est remarquablement mesurée, à des années-lumière des prophètes de la disruption et du transhumanisme.
  • L’on tend généralement à surestimer l’impact des nouvelles technologies à court terme et à le sous-estimer à long terme."

Jusqu’où ira la révolte contre le numérique par Jean-Marc Vittori

  • "Les ravages provoqués par la révolution numérique deviennent de plus en plus visibles.
  • Usage politique des données Facebook , accident mortel provoqué par une Volvo Uber , taxation européenne des géants numériques … Les innombrables réactions provoquées par ces faits montrent que la fermentation progresse
  • Le numérique n’est déjà plus ce qu’il était (monde meilleur, immense progrès, magnifique liberté, connaissance et éducation accessibles à tous, gratuitement, choix sà l’infini, s’organiser comme bon semble. Tout ceci reste vrai, ou au moins possible. Mais le retour de bâton s’annonce terrible.
  • Big Brother ne se contente pas de vous regarder. Il influe sur vos achats et vos votes. Il échappe à la loi fiscale…
  • Les techniques numériques ont un impact sur l’ensemble de la société : données personnelles manipulées, identité en jeu, soupçons de discrimination, justice menacée, concurrence bousculée par l’émergence de nouveaux acteurs. L’équité est en cause, l’Etat est fragilisé. C’est le contrat social qui risque d’être emporté."

Bernard Charlès : « La France doit d’urgence changer d’approche en matière de numérique »

  • "En France, « il y a un grand écart entre ceux qui ont lancé leur transformation numérique et ceux qui découvrent le sujet »
  • Pour prendre le virage du digital, le pays doit imaginer de nouvelles catégories de solutions, estime Bernard Charlès, le patron de Dassault Systrèmes. Et pas seulement numériser les filières industrielles existantes.
  • Les grands groupes globaux… ont réalisé une sorte de « numérisation documentaire ». Mais c’est en opposition avec un fonctionnement totalement numérisé, dans laquelle la collaboration, la création, le travail en tant que tel, se font avec des méthodes en rupture, comme par ex. la réalité augmentée.
  • En France, on a une industrie et un schéma directeur des initiatives de l’Etat qui reste sur un modèle de numérisation du passé.
  • Entre numériser l’industrie du XXe siècle et inventer l’industrie du XXIe siècle, il y a une différence.
  • Avec la dernière annonce du conseil national de l’Industrie, on quitte la notion d’industrie du futur et on revient au siècle précédent. Je trouve que c’est une grosse erreur et qu’il faut d’urgence changer d’approche. Il faut imaginer, pas seulement numériser les filières existantes. Pourquoi n’a-t-on pas créé une filière villes par exemple ?
  • La structure Industrie du futur, qui pilotait l’ensemble, a disparu. Il manque une vision qui connecte les différentes industries entre elles.
  • Toutes les industries doivent se mettre dans un schéma de réflexion de nouvelles offres, dans une économie de l’usage et pas du produit.
  • Ce que nous voyons, ce n’est pas une Industrie 4.0 , ce n’est pas une numérisation de la production. Ce que nous voyons, c’est une renaissance de l’industrie. Cette transformation est basée sur une nouvelle façon de voir le monde, mixant virtuel et réel, une autre façon d’échanger, une plus grande fluidité dans l’accès à l’information et une rupture dans la façon dont les différentes industries et technologies peuvent interagir."

Les supercalculateurs font reculer les frontières de la science

Espoir sans doute à partir des quelques extraits :

  • "La simulation numérique est devenue, aux côtés de la théorie et de l’expérimentation, le troisième pilier sur lequel repose la recherche scientifique.
  • reconstituer ce scénario (Andromède est née il y a moins de 3 milliards d’années de la collision de deux galaxies, qui ont fusionné pour lui donner naissance.) par le calcul. Cinq millions d’heures de calcul…
  • La science ne naît pas spontanément d’un simple moulinage de données : Einstein n’en avait que bien peu à sa disposition quand il a accouché de la théorie de la relativité générale, a coutume de rappeler le physicien Etienne Klein. Mais, à mesure que les connaissances s’affinent, et que de nouveaux instruments toujours plus colossaux sont construits pour repousser les limites des connaissances (accélérateurs de particules, détecteurs d’ondes gravitationnelles, prototypes de réacteurs à fusion…), les modélisations nées des recherches théoriques peuvent de moins en moins faire l’économie du levier numérique, c’est-à-dire de la simulation via le HPC.
  • A l’heure où l’on parle de plus en plus du concept d’« exposome » - la totalité des expositions à des facteurs environnementaux que subit un organisme humain tout au long de sa vie, complétant l’effet du génome -, le déluge de données biologiques ou médicales va encore s’accroître par rapport à celui de la génomique.
  • l’Europe espère pouvoir se doter de deux machines exaflopiques d’ici à 2023-2024. Il n’y a pas de temps à perdre. Chine, avec son 13e Plan quinquennal vise l’« exascale » pour l’an prochain, comme les Etats-Unis…"
le 27 mars 2018 par Contact LocalTech
modifie le 22 octobre 2018