LocalTech - Actualités 2018 - Tendance Start-Up

Informations pour votre compte
Authentification
Visiteurs : 377 (1 par jour)
Actualisation en Continu

LocalTech - Actualités 2018 - Tendance Start-Up


Ci-dessous un suivi de vos informations.


4e Trim 2018

Les 20 Start-Up du Pavillon French-tech … trompe-l’œil pour le Local / Proximité.

  • Applications surtout tournées vers mondialisation, services aux entreprises
    Rien pour le Local, la Proximité, le Quotidien des gens…
  • S’appuyant souvent sur les données des citoyens et sur des marchés déjà occupés, et de plus sans réelle créativité thématique :
    « conseils en décoration - paiement mobile - analyser composition rayons en magasin - cartographies complètes magasins en géolocalisation - faire gagner des réductions personnalisées - contrôler par la voix les objets connectés de la maison - service conversationnel de qualité en 24/7 - optimiser les dépenses de marketing en ligne - optimiser la gestion des informations produits - expérience digitale utilisateurs sans couture entre magasins physiques et Internet - analyse interactions des utilisateurs avec écrans - campagnes de communication très ciblées en quelques minutes - expériences personnalisées omnicanal - solutions (réalité virtuelle, réalité augmentée, sol interactif et jeux tactiles) en magasin - lancer rapidement une marketplace - unifier ses stocks - solution logicielle e-commerce - vision 360° des marchandises - organiser toutes actions et opérations terrain entre magasins, équipes terrain (merchandising, commerciaux, maintenance…) et siège… »
  • La seule à explorer  : « concept de publicité multi-locale (PML) dédié aux enseignes de proximité » - Armis lève 6 millions € pour developper ses prospectus 4.0

 
Côté gouvernement, à voir si vrai changement ou simple annonce

  • « Tous les entrepreneurs d’un territoire qui souhaitent se regrouper pour promouvoir un écosystème local ou une expertise commune pourront candidater pour créer une communauté French Tech »
  • Pour les défis…
    • Passage à l’échelle… mais à la bonne échelle : Le Local et La Proximité
    • Les Talents … mais on les a déjà dans le Local avec les entreprises de proximité et leurs mises en réseau : avoir des têtes bien faites… et pas se limiter au trop plein…
    • Des règles plus simples : pour tous les entrepreneurs et pas que les start-up !!
    • L’Europe : Oui celle du Local et sans naïveté
  • Quant à la conclusion : « le centre, c’est partout où il y a des gens et qui décident » … Pourquoi pas… mais dans un monde Acentré.

3e Trim 2018

La French Tech en pleine guerre des talents -* Tendance à l’internationalisation ne fait que grandir. « Les start-up françaises savent désormais qu’elles doivent se lancer rapidement sur les marchés étrangers, et elles pensent leurs produits et leur proposition de valeur en prenant cela en compte dès le début »

  • En 2017, 56 % des revenus des jeunes pousses interrogées ont été générés à l’étranger, et trois quarts des start-up affichant plus de 5 millions de chiffre d’affaires y ont ouvert des bureaux.
  • Et pour ouvrir ces bureaux, il faut des talents… « ce ne sont plus les développeurs qui sont au coeur de cette guerre, mais les profils commerciaux ou marketing. Vendre, mais surtout, vendre à l’étranger. « Et il n’est pas évident pour une entreprise de trouver un bon commercial aux Etats-Unis alors qu’elle n’y a aucun réseau », explique Xavier Lorphelin. Pour l’investisseur, la clef pourrait se trouver dans le recrutement de talents étrangers en France… ou dans la présence d’investisseurs internationaux au capital de nos start-up. »
  • On revient ainsi aux tendances lourdes : expatriation des savoirs disponibles dans notre pays (français ou étrangers)… Nouvelle fuite des cerveaux ?
    Reste pas grand chose pour le Local !!

2e Trim 2018

Kat Borlongan, nouvelle directrice de la French Tech : « Les start-up ne doivent pas être juste des machines à cash »

Un extrait de l’interview qui révèle le vrai visage de la FrenchTech : « La French Tech a été créée à un moment où le sujet start-up était une niche. La Mission French Tech qui pilotait ce sujet à Bercy était une »task force« . Dans 5, 6, 7, 8 ou 10 ans, l’idée est que ce sujet ne soit plus du tout spécialisé et soit réabsorbé par plusieurs ministères comme n’importe quelle équipe d’innovation ou digitale. »

  • Si la FrenchTech vise à « sauver » les ministères… Quelle abberation ! C’est nier des évolutions managériales des administrations ministérielles qui doivent d’abord quitter le monde de la verticalité… Après, reste la question majeure de l’organisation ministérielle en silos thématiques reflets de corporations, plutôt inadaptés à notre époque numérique faite de complexité et de réseaux acentrés…

Renaud Sornin, un entrepreneur pour accélérer Lyon French Tech

"La French Tech parisienne est secouée par une fronde : des entrepreneurs réclament plus de place dans la gouvernance. A Lyon, l’association a tranché le débat en se choisissant comme nouveau président l’un des prodiges issus de ses rangs : Renaud Sornin, le bouillonnant président d’ Attestation Légale .

  • « Plus je partage, plus je possède, c’est ça le miracle ». Depuis, il a ajouté Sartre à ses citations favorites : « Toute chose n’existe que si elle est partagée ». Théoricien d’un capitalisme corrigé… quelque part entre l’économie sociale et solidaire et le libéralisme."

Bourges veut sa pépinière de jeunes pousses de la Music-Tech

"Avec plus de 80.000 entrées payantes et une fréquentation dans la ville de 250.000 spectateurs venus apprécier les 250 concerts proposés… la communauté d’agglomération, a créé une pépinière dédiée aux start-ups de la musique… pour structurer une filière Musique et Technologies Numériques 21e siècle. (66 % des start-up qui se créent dans la musique sont installées à Paris !).

    • L’IRMA, le centre de ressources sur les musiques actuelles, observe une croissance de 33 % du nombre de start-up françaises sur ce secteur entre 2016 et 2017, identifiant plus de 330 jeunes pousses. Celles-ci sont capables de proposer de nouvelles expériences live touchant la scénographie, le son, la billetterie dématérialisée, le paiement cashless…
    • Ainsi Augmented Accoustics créée fin 2014, plonge le spectateur dans une expérience sonore immersive et interactive
    • Pims est une plate-forme de suivi et d’analyse des ventes de billets destinée aux producteurs de spectacle.
    • Gigz France, sa plate-forme permet, grâce à un concentré d’intelligence artificielle, de trouver le bon événement au bon moment, optimisant la recommandation faite à l’utilisateur par géolocalisation et par analyse de son écoute en temps réel sur Spotify, Deezer, et bientôt Apple music.
    • Lyf Pay avec sa solution de paiement mobile pour les événements, ou Tech4team qui, via son offre Arenametrix, aide les structures culturelles à mieux communiquer avec leur public."

Avis de tempête pour les champions français de la tech

  • "BlaBlaCar à bout de souffle, Giroptic en faillite, Sigfox en panne de croissance, Criteo chahuté en Bourse… Les stars de la French Tech peinent à transformer l’essai et à générer du chiffre d’affaires.
  • Mauvaises nouvelles :
    • Giroptic, la start-up lilloise caméra 360°, début mars contrainte de mettre la clé sous la porte.
    • Withings fabricant d’objets connectés (balances, montres…) rachat en 2016 par Nokia ne serait plus une priorité pour le groupe finlandais.
    • Criteo ciblage publicitaire, cours de Bourse divisé par deux en un an avec l’annonce d’Apple de restreindre les cookies sur son navigateur internet.
    • Sigfox réseaux mobiles bas débit pour l’internet des objets… face au réseau concurrent LoRa.
    • BlaBlaCar… la « Licorne » française continue de perdre de l’argent, peine à gagner de nouveaux marchés et refuse toujours de communiquer son chiffre d’affaires.
  • Mal très français… tendance à porter au pinacle des sociétés avant qu’elles ne fassent leurs preuves sur la foi de levées de fonds spectaculaires. Or le juge de paie c’est le chiffre d’affaires."

1e Trim 2018

Et si la FrenchTech pivotait ?

… par Rachel Delacour (Co-Présidente de France Digitale) et Albin Serviant (Entrepreneur, co-fondateur - Président de la FrenchTech London et Ambassadeur France Digitale à Londres)

  • "Le label en forme de coq connait aujourd’hui ses premiers doutes et se confronte à plusieurs attentes de la part des entrepreneurs et des investisseurs du numérique.
  • trop centrée sur la communauté française… penser au-delà des métropoles, au-delà de Paris, en Europe et au-delà.
  • risque de dévoiement et gadgétisation… d’essoufflement sur la mobilisation des entrepreneurs si des points d’ancrage concrets ne sont pas définis… de coordination & harmonisation plus fort entre les régions, et entre les métropoles…
  • multiplication d’initiatives qui se chevauchent (FRENCHTECH, CREATIVE FRANCE, FRENCHFAB, …) et entraine de facto une incompréhension à l’international
  • Simplifier la gouvernance.
  • Suivre des exemples : TechCity UK lancé en 2011, récemment rebaptisée TechNation en fusionnant tous les tech clusters anglais, est une organisation indépendante, financée par le public et le privé. Pour la FrenchTech London lancée en avril 2016 : création de la « Company Limited Organisation By Guarantee ». [1].
  • Nos startups grandissent, doivent devenir des scale-ups créatrices d’emploi dans la durée, et leurs besoin évoluent. La Mission FrenchTech doit évoluer avec elles en pivotant : d’une mission de communication , elle doit se transformer en une véritable plateforme-réseaux au service de l’écosystème."

Le deal mémo, un outil (proposé par BPI) pour mieux collaborer avec les grands groupes

  • "Canevas des bonnes pratiques à mettre en œuvre pour favoriser la mise en place de partenariats commerciaux fructueux.… Eviter les erreurs stratégiques et de perdre du temps.
  • Start-up et grands groupes n’ont pas les mêmes codes, pratiques et enjeux , ni les mêmes temporalités.
  • Mettre sur papier le cœur de la proposition, son coût, l’analyse du risque du partenariat, l’engagement de la start-up sur la diversification de sa clientèle, et indiquer clairement que la société cliente reste propriétaire des données qu’elle fournit et la start-up de sa technologie.
  • Il sert à encadrer toute la collaboration du POC (preuve de concept, phase de test typique dans l’innovation) jusqu’au déploiement de la solution.
  • Formuler clairement les ambitions communes.
  • Erreur : créer un process pour le POC sans penser à un plan de déploiement, au lieu d’avoir des jalons explicites dans le temps.
  • Avoir un budget pour les POC, qui doit être rémunéré."

Carrefour croque Quitoque et s’attaque à la « food tech » et « Foodtech » : Carrefour croque Quitoque

  • "Start-up, fondée en 2014 à Paris, positionnée sur la vague du manger sain, spécialisée sur le créneau de la livraison à domicile de repas ou de paniers-repas à préparer chez soi, à destination d’une clientèle urbaine et active. Repas faciles à préparer, à base de produits de saison et majoritairement bios sur certaines catégories (crémerie, épicerie), ce spécialiste des boîtes-repas en kit emploie soixante personnes.
  • Carrefour, (qui veut être « le leader mondial de la transition alimentaire pour tous ») acquiert plus de 70 % du capital, le reste étant entre les mains des fondateurs. Stratégique (Carrefour cible 5 milliards d’euros dans l’e-commerce alimentaire d’ici 2022), l’opération permet de :
    • Renforcer l’offre numérique, avec des synergies en matière d’approvisionnement ou de logistique,
    • Acquérir une meilleure connaissance des habitudes des consommateurs et des fichiers clients plus précis.
    • Le distributeur complète son offre de services dans la livraison de courses à domicile, de la commande de paniers entiers de courses."
  • "Secteur foodtech :chiffre d’affaires marché français devrait quintupler pour passer de 200 millions d’euros en 2016 à 1 milliard en 2020. 
    Pertes colossales pour certains acteurs… taux de défaillance 28 % entre 2016 et 2017, la viabilité des business models reste à démontrer (Take Eat Easy , Tok Tok Tok contraints de mettre la clef sous la porte en 2016.
    Consolidation, inéluctable à terme".

A lire aussi dans l’article la situation aux Etats-Unis, en Chine…

Les grands groupes se ruent sur les start-up pour penser autrement

  • "Pour récupérer les jeunes talents, les entreprises font leur marché.
  • Les mariages entre petites et grandes entreprises se multiplient à un rythme rapide. Il ne s’agit pas tant d’acquérir de nouvelles technologies que de stimuler le changement en apprenant à anticiper les nouveaux usages imposés par leurs clients.
  • A chaque jour son acquisition : Carrefour / Showroomprive - BNP / Compte-Nickel - Monoprix / Sarenza - Chanel / Farfetch - La Poste / KissKissBankBank - Sodexo, / FoodChéri - Total / Greenflex "
le 16 mars 2018 par Contact LocalTech
modifie le 16 octobre 2018

Notes

[1] Structure privée, composée d’entrepreneurs avant tout, avec l’appui des services de l’état (Business France, Services Économiques de l’Ambassade) et de la Chambre de Commerce, bénéficie d’un financement mixte et structure l’animation du label de façon autonome avec le soutien des équipes de la Mission FrenchTech a Paris. Le board est composé de 6 membres fondateurs et 4 autres directeurs ; la structure lance en 2018 un programme d’ambassadeurs locaux, sur différentes thématiques business pour animer des communautés IOT, IA, FINTECH, au- delà du cercle français